Selon la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), la moto est environ 28 fois plus dangereuse que la voiture. Même si vous êtes le pilote le plus aguerri au monde, ce chiffre ne doit pas être pris à la légère : vous ne pouvez pas garantir que chaque route sera dépourvue de conducteurs imprudents, inattentifs, et peu soucieux de la sécurité des autres.
C’est pourquoi il est impératif d’investir dans un équipement moto fiable, non seulement pour vous protéger en cas de collision, mais aussi pour préserver votre corps des éléments (vent, pluie, projections, débris, etc.). Comme le choix d’un équipement moto peut vite devenir déroutant, cet article complet a pour ambition d’être votre guide ultime de l’équipement moto.

Casques
Saviez-vous que le port du casque a permis de sauver la vie de 1 772 motards en 2015 ? Beaucoup de motards ne portent pas de casque uniquement parce que la loi ne l’impose pas dans leur État, mais ici, il ne s’agit pas d’une question de réglementation : c’est une question de vie ou de mort. On ne peut tout simplement pas se passer d’un bon casque. Voyons les différents types de casques moto disponibles.
Casques intégraux
Les casques intégraux offrent la couverture la plus complète, protégeant l’avant, l’arrière et le sommet de la tête. C’est pourquoi ils sont considérés comme les meilleurs casques moto en matière de protection en cas d’accident. Grâce à leur excellente polyvalence, les intégraux conviennent à tous les profils, quel que soit le type de deux-roues, du scooter à la moto double usage.
En comparant un casque intégral aux autres types, un élément saute aux yeux : la mentonnière. Elle réduit l’impact sur le menton car, selon une étude sur les traumatismes crâniens à moto, la zone du menton subit environ 50 % des impacts sévères lors d’un accident.
Les casques intégraux existent dans de nombreux designs adaptés à différents styles de conduite. Par exemple, si vous roulez en cruiser ou en aventure, vous aurez besoin d’un intégral avec une mentonnière basse et une ouverture de visière directe, puisque vous adoptez une position de conduite droite. Les sportifs, au contraire, auront besoin d’une mentonnière plus haute et d’une ouverture de visière plus inclinée, car ils roulent en position plus couchée.
Vous pourriez penser que les intégraux sont pénibles par forte chaleur vu leur niveau de couverture. Pourtant, vous serez surpris d’apprendre qu’ils disposent de systèmes de ventilation très modulables : on peut ouvrir les aérations pour évacuer la transpiration et limiter la buée, ou les fermer par temps froid pour réduire le flux d’air et garder la tête au chaud.
À noter : les casques intégraux haut de gamme intègrent souvent des fonctionnalités pratiques comme des haut-parleurs Bluetooth et des visières teintées qui s’adaptent à la luminosité. Bien sûr, plus un casque propose de fonctionnalités, plus il est cher : choisissez un modèle avec des options réellement utiles et une couleur offrant une haute visibilité
Casques modulables
Les casques modulables (ou « flip-up ») sont particuliers car ils combinent des éléments des intégraux et des jets. Ils reprennent le même ajustement et les mêmes matériaux que les intégraux et disposent eux aussi d’une mentonnière. La différence : la mentonnière et la visière peuvent se relever pour dégager le visage lorsque nécessaire.
Certains modulables sont équipés de deux visières au lieu d’une pour une meilleure protection oculaire. Ils pèsent généralement plus lourd que les intégraux, à cause des éléments mécaniques permettant de relever la visière ou la mentonnière. Côté sécurité, ils ne font pas mieux que les intégraux, mais ils restent plus protecteurs que les jets et les demi-casques.
Les modulables sont moins polyvalents que les intégraux : ils conviennent surtout aux motards en position droite, comme les routiers, les aventuriers et les amateurs de cruiser. En revanche, je ne recommande pas un modulable si vous roulez en sportive. Les modulables haut de gamme peuvent proposer des haut-parleurs Bluetooth et un traitement anti-buée sur la visière principale (notamment sur les modèles à double visière).
Demi-casques
Comme leur nom l’indique, les demi-casques ne couvrent que la partie supérieure du crâne. Ils sont idéaux si vous privilégiez un excellent flux d’air, mais côté protection, ils sont moins efficaces que les autres types car une grande partie du visage reste exposée. Certains modèles offrent davantage de couverture que d’autres, surtout autour de la nuque et des oreilles, mais le visage reste à découvert.
Contrairement aux intégraux et aux modulables, les demi-casques n’ont généralement pas de visière : vous devrez donc prévoir un budget supplémentaire pour des lunettes ou un masque moto. Ils sont aussi assez pauvres en fonctionnalités, vu leur format compact. On trouve parfois des demi-casques avec Bluetooth, mais c’est à peu près tout.
Casques jets
Les casques jets protègent un peu mieux que les demi-casques car ils couvrent le haut, l’arrière et les côtés de la tête. En revanche, le visage reste exposé. Ils n’ont pas de mentonnière, ce qui réduit encore leur intérêt en matière de sécurité. C’est probablement le type de casque le plus populaire chez les conducteurs de cruiser, de routières et de scooters.
Les jets sont parmi les casques les plus légers et faciles à transporter, ce qui n’a rien d’étonnant vu l’absence de mentonnière. Sur les zones qu’ils couvrent, ils sont aussi efficaces qu’un intégral. On trouve souvent une visière partielle ou intégrale pour protéger le visage et les yeux du soleil.
Casques tout-terrain (motocross)
Si vous aimez le hors-piste, intéressez-vous aux casques tout-terrain, aussi appelés casques off-road, MX ou motocross. Ils sont très légers et extrêmement bien ventilés, car le tout-terrain demande un effort physique important : le pilote doit pouvoir respirer facilement, surtout pendant les mois les plus chauds.
Comparés aux autres casques, les casques cross offrent la plus faible isolation, afin de garder l’intérieur frais et confortable. Ils n’intègrent pas de visière anti-vent, car ils ne sont pas conçus pour la vitesse et cherchent à rester aussi légers que possible : vous devrez acheter un masque de protection à porter sous le casque.
Les casques off-road sont généralement équipés d’une visière/« casquette » réglable (sun peak) qui protège des reflets du soleil. Elle bloque aussi la boue et la terre projetées par les roues des pilotes devant vous. Se prendre une projection (« roost ») n’a rien d’agréable. Notez aussi que ces casques isolent peu du bruit : en tout-terrain, entendre son environnement est important.
Ne faites pas l’erreur d’acheter un casque motocross pour un usage autre que le tout-terrain. Oui, leur légèreté peut séduire, mais à vitesse élevée ils laissent passer énormément de vent et de bruit, ce qui devient vite insupportable. En plus, la force aérodynamique générée à haute vitesse peut être dangereuse. Ils sont faits pour rouler à basse vitesse.
Casques trail / dual-sport
Les casques dual-sport (aussi appelés crossover, hybride, ADV ou enduro) sont un mélange entre un intégral et un casque off-road. Ce sont, à la base, des casques cross retravaillés pour être compatibles avec un usage routier. Ils reprennent l’extérieur typé tout-terrain, mais avec l’intérieur confortable et très rembourré d’un intégral.
Ils offrent une ventilation remarquable grâce à des entrées d’air et des conduits, et ils proposent souvent des visières encore plus grandes que celles des intégraux pour une protection optimale des yeux. De plus, l’écran/visière peut se baisser pour la route ou se relever pour porter un masque en tout-terrain. La visière a généralement une conception plus aérodynamique.
La mentonnière des casques dual-sport est aussi plus volumineuse pour rester proportionnée à la visière, mais elle dépasse moins que sur la plupart des casques cross, ce qui améliore l’aérodynamisme, le flux d’air et l’insonorisation. Vous l’aurez compris : ces casques sont très polyvalents, offrant beaucoup de protection et de praticité, avec des designs souvent très réussis.

Blousons
Au-delà de la protection, difficile d’imaginer une sortie moto sans un blouson en cuir stylé : visuellement, ça fait partie de l’univers. Il n’a même pas besoin d’être en cuir véritable : un matériau synthétique peut convenir tant qu’il offre une sécurité optimale et le look recherché. Comment choisir un blouson moto ? Il faut examiner trois facteurs principaux : l’épaisseur, la protection contre les intempéries et la coupe.
De manière générale, plus un blouson est épais, mieux c’est. Les blousons épais adaptés à la moto sont souvent plus lourds et plus résistants que ceux purement « mode ». Il existe des blousons en cuir légers d’environ 1 mm d’épaisseur qui peuvent convenir partiellement à la conduite, mais je ne les recommande pas si vous recherchez une vraie protection. Un blouson polyvalent (1,2 mm) est plus approprié.
Et si vous cherchez une protection maximale, choisissez un modèle « heavyweight » avec une épaisseur de 1,4 mm ou plus. Les différences d’épaisseur peuvent sembler minimes, mais chaque millimètre influence fortement le niveau de sécurité. Les coutures, le tannage et la finition doivent aussi être pris en compte.
Après avoir évalué la résistance aux impacts et à l’abrasion, vérifiez si le blouson protège des éléments, surtout la pluie et le vent. Il faut comprendre que ce n’est pas parce qu’un blouson est en cuir qu’il est automatiquement imperméable : il doit être traité pour cela. Gardez aussi à l’esprit que certains blousons sont déperlants, mais pas totalement étanches.
La protection contre le vent est plus simple à vérifier : il suffit de rechercher un blouson en cuir pleine fleur (full-grain). Un cuir coupe-vent peut rester respirant, la respirabilité étant l’une des caractéristiques du cuir. Le coupe-vent est essentiel en climat froid, car il aide à garder le corps au chaud quand on roule face au vent.
Enfin, la coupe est déterminante. Il faut comprendre que les blousons moto ne sont pas des vêtements de mode destinés à impressionner : ce sont des équipements conçus pour protéger. Donc, pas question d’acheter un blouson trop ample ou trop serré. Il ne doit pas remonter non plus. D’où l’importance d’une coupe idéale — et rassurez-vous : un bon cuir se fait avec le temps et s’assouplit.
Pantalons
Les jeans ont du style, mais ils n’offrent pas la protection d’un vrai pantalon moto. De plus, les pantalons classiques manquent de dispositifs de visibilité, alors que les pantalons moto utilisent des couleurs plus vives et des éléments rétro-réfléchissants pour maximiser la visibilité. Or, la visibilité est un critère clé à rechercher dans la plupart des équipements moto, afin d’être repérable de loin.
Les pantalons de moto existent dans une large gamme de matériaux : cuir, denim, textile, Kevlar. Certains utilisent un seul matériau, d’autres combinent deux ou plus pour gagner en polyvalence. Choisissez un pantalon qui s’accorde avec le reste de votre tenue et qui convient à la météo dans laquelle vous allez rouler.
Les pantalons textiles sont parmi les plus polyvalents : ils conviennent aussi bien par temps chaud que froid. Ils protègent moins que le cuir ou le Kevlar, mais ils sont idéaux pour des trajets courts. On trouve des pantalons textiles avec doublures amovibles pour plus de chaleur en climat froid ; ces doublures se retirent facilement quand il fait chaud.
La plupart des pantalons en denim sont tissés avec un matériau secondaire pour améliorer la sécurité et la résistance à l’abrasion. Le matériau le plus courant est le Kevlar : on parle alors de jeans Kevlar (Kevlar Denim). Les jeans servent de couche primaire, au contact de la peau, alors que les pantalons textiles sont des couches secondaires portées par-dessus un pantalon classique.
Les pantalons en cuir ressemblent aux jeans dans l’idée : ils servent de couche primaire de protection, donc vous n’avez pas besoin de les porter par-dessus un pantalon ou un short. C’est le type qui offre le plus haut niveau de protection, notamment au niveau des genoux et des hanches. De plus, les pantalons en cuir existent en plusieurs épaisseurs.
Alors, textile, denim, cuir ou Kevlar ? Tout dépend de plusieurs facteurs : la longueur du trajet, le type de moto, la météo et le niveau de protection recherché — en sachant qu’il faut parfois faire des compromis. Par exemple, le cuir est le choix évident pour la protection maximale, mais ce n’est pas toujours le plus confortable sur de longues distances.
Autre point à considérer : aimez-vous porter des vêtements sous votre pantalon moto ? Si oui, le textile est le meilleur choix car il est le plus respirant et le plus accommodant. On peut porter des vêtements sous un jean ou un cuir, mais ce n’est pas très confortable. Si vous le faites, assurez-vous que les vêtements en dessous ne soient pas trop serrés.
Gants
Si vous êtes déjà tombé de quoi que ce soit (pas forcément de votre moto), quelle a été votre première réaction ? Je parie que vous avez tenté de vous rattraper avec les mains pour amortir la chute, n’est-ce pas ? C’est exactement pour cela qu’il faut investir dans des gants de moto de qualité. Comme le reste de l’équipement, les gants existent en plusieurs matériaux, chacun ayant ses caractéristiques.
Vous trouverez des gants en textile offrant une excellente imperméabilité et une bonne résistance à l’abrasion, et des modèles plus épais misant sur des renforts supplémentaires, notamment au niveau des phalanges et des doigts. L’avantage des gants moto, c’est qu’ils sont classés par usage comme les casques. Voyons les principaux types sur le marché.
Gants route
Les gants route sont le meilleur choix si vous roulez principalement sur route. Ils ont souvent des manchettes courtes pour le confort, et une protection correcte contre les impacts. Certains modèles affichent un look sportif et moderne, d’autres un style plus classique. Si vous utilisez un GPS ou un smartphone à écran tactile, cherchez des gants compatibles tactile au bout des doigts.

Gants manchettes (gauntlet)
Les gants manchettes font partie des meilleurs en termes de protection : ils multiplient les couches de renforts sur les doigts et les phalanges. Ils remontent sur l’avant-bras et passent légèrement par-dessus la manche du blouson pour couvrir le poignet en cas de chute. C’est pour cela qu’on les appelle « gauntlet ». Ils sont idéaux en climat froid.
Gants racing
Les gants racing dérivent des gants manchettes puisqu’ils protègent aussi l’avant-bras. Mais comme la piste est particulièrement risquée, ils utilisent des matériaux haut de gamme et des protections avancées pour une sécurité maximale. Ils intègrent souvent des coques en carbone et en Kevlar, offrent un excellent contrôle et une ventilation efficace.
Gants touring
Ces gants sont eux aussi proches des gants manchettes, même s’il existe des versions plus courtes. Comme leur nom l’indique, ils sont conçus pour le tourisme et la route en général. Ils sont souvent en textile ou en mix textile-cuir. Leur prix peut être élevé selon les matériaux et les caractéristiques techniques.
Gants cruising
Si vous enchaînez les longs trajets estivaux, il vous faut des gants cruising. Ce sont les meilleurs pour la ventilation : fini les mains moites. Ils sont généralement en matériaux légers, moins protecteurs : assurez-vous donc qu’il y ait suffisamment de rembourrage au niveau de la paume et des phalanges pour rester en sécurité.
Gants ADV
Les gants ADV sont conçus pour les pilotes de dual-sport et d’aventure qui alternent souvent chemins et route. Ils ressemblent donc aux gants route, avec des manchettes courtes pour le confort et la liberté de mouvement. Ils sont en textile ou textile-cuir, et offrent une bonne protection contre les impacts par rapport à d’autres types.
Gants tout-terrain
Les gants tout-terrain (ou « dirt gloves ») comptent parmi les plus courts et les plus légers. Ils ne proposent quasiment aucune protection contre les impacts, car ils privilégient les sensations et le contrôle. C’est pourquoi ils ne conviennent pas du tout à la route. Ils sont souvent en textiles fins, et ne durent pas très longtemps : une ou deux saisons au maximum.
Gants motocross
Les gants de motocross sont bien plus volumineux que tous les types cités ci-dessus, car ils protègent les doigts et la paume. Ils intègrent aussi des renforts au niveau des phalanges, au point de donner l’impression de porter un « poing américain » sous les gants. Certains modèles sont en cuir perforé, parfaits pour l’été.
Gants mitaines
Les mitaines peuvent avoir un look très cool, mais elles sont globalement peu pratiques côté protection. Certains modèles protègent correctement la main et les phalanges, mais vos doigts restent exposés. À mon avis, les mitaines relèvent surtout de l’esthétique — je ne les recommande donc pas si vous voulez protéger l’ensemble de la main.
Coupe et taille
Maintenant que vous connaissez les différences entre les types de gants, il est temps de choisir la bonne coupe. Avant d’expliquer comment choisir la taille, sachez qu’il existe des gants en coupe américaine et en coupe européenne. Les gants américains ont des doigts plus courts et sont plus larges au niveau de la paume et des doigts, alors que les gants européens ont tendance à être l’inverse.
Le type de coupe dépend entièrement de vos préférences. Certains riders aiment des gants courts et épais, d’autres préfèrent une coupe plus longue et plus fine. Assurez-vous simplement que vos doigts remplissent bien les extrémités : il ne doit pas y avoir de parties flottantes. Les gants doivent aussi être ajustés sans être trop serrés, pour un contrôle optimal.
Pour la taille, prenez un mètre ruban souple afin de mesurer la largeur et le tour de votre main. Consultez ensuite le guide des tailles du fabricant et choisissez la taille correspondant à vos mesures. Je recommande de mesurer les deux mains et de retenir la mesure la plus grande : oui, les mains peuvent être légèrement différentes, donc mesurez les deux.

Bottes
Les bottes moto sont aussi variées que les casques et les gants : il existe de nombreuses options, détaillées ci-dessous. De bonnes bottes doivent offrir des semelles fiables et résistantes aux hydrocarbures, une protection moulée de la cheville pour couvrir des zones osseuses sensibles, ainsi qu’une rigidité en torsion pour éviter de se tordre la cheville. Voyons les principaux choix.
Bottes route
Les bottes route sont des bottes moto « casual » que vous pouvez porter presque partout. Elles existent dans de nombreux styles et matériaux, vous trouverez donc forcément un modèle à votre goût. Elles sont très confortables et adaptées à la marche, pas seulement à la conduite. On trouve aussi des modèles étanches plutôt fiables.
Cependant, plusieurs points peuvent vous freiner. D’abord, elles protègent moins que certaines options suivantes. La protection contre l’écrasement du pied est limitée, et le maintien en torsion est quasiment absent. Comme elles sont relativement courtes, elles couvrent peu la jambe : même si le pied est protégé, la jambe reste exposée.
Je ne suis pas un grand fan des bottes route. Certes, elles sont pratiques si vous voulez vous déplacer en moto sans changer de chaussures, mais mon problème, c’est que beaucoup ont des lacets. Les lacets peuvent se coincer dans des pièces mobiles — et une moto en a beaucoup, vous voyez l’idée. Si vous privilégiez la sécurité maximale, choisissez un autre type de bottes.
Bottes touring
Si vous cherchez des bottes moto discrètes offrant un bon compromis entre protection et confort, les bottes touring sont un excellent choix. Elles sont conçues pour les motards qui enchaînent les longs trajets et veulent un confort toute la journée, sur et hors de la moto. Elles sont généralement étanches tout en restant assez respirantes pour les journées chaudes d’été.
Le gros avantage : elles existent en versions mi-hautes et hautes. Elles protègent donc non seulement le pied, mais aussi une bonne partie de la jambe. En revanche, elles offrent peu de variété esthétique : beaucoup de bottes touring se ressemblent. Et vous n’aurez pas un maintien en torsion aussi optimal que sur des bottes sport, par exemple.
Bottes sport
Les bottes sport (track/racing) sont le choix ultime en matière de protection des pieds. Que vous rouliez sur circuit ou sur route, elles donnent une vraie sensation de sécurité. La majorité propose un maintien complet en torsion, une flexibilité étonnamment élevée et un excellent ressenti des commandes.
Elles sont très durables, mais comme toute paire de bottes, elles s’usent avec le temps. Ce qui les distingue, c’est qu’on trouve souvent des pièces rigides remplaçables sur de nombreux modèles : pas besoin de jeter la paire entière quand c’est usé, il suffit de changer les éléments concernés. Une paire peut ainsi durer de nombreuses années.
Malgré leurs avantages, elles ont quelques inconvénients. D’abord, elles sont tout sauf discrètes : difficile de les porter ailleurs que sur circuit. Ensuite, elles ne sont pas les plus abordables, car leur conception demande beaucoup de R&D. Enfin, elles ne sont pas pensées pour un confort « toute la journée », donc on ne les porte pas très longtemps sans fatigue.
Bottes tout-terrain
Les bottes tout-terrain (dirt bike) sont conçues exactement pour ce que leur nom indique : l’off-road. Elles offrent autant de protection que les bottes sport, notamment pour les pieds, les chevilles et les tibias. Elles n’existent qu’en version haute pour bien protéger les jambes. Elles sont aussi disponibles dans de nombreuses couleurs et designs pour plaire à tous.
Le principal problème, c’est qu’elles ne sont vraiment confortables que sur la moto. Une fois à pied, elles deviennent raides et rigides. De plus, même s’il existe des modèles étanches, ils sont relativement rares. Enfin, elles ne sont pas du tout casual : elles sont imposantes et assez intimidantes visuellement.
Bottes adventure
Si aucun des types ci-dessus ne vous convient, vous aimerez probablement les bottes adventure, car elles équilibrent usage routier et tout-terrain. Elles offrent le confort des bottes touring et la protection des bottes off-road. Elles existent dans une grande variété de styles, de couleurs et de designs. Il y a aussi des modèles adaptés à chaque saison.
Le point qui peut déranger : elles ne sont pas « les meilleures » dans une catégorie précise. Ce sont des bottes de compromis. Autrement dit, elles ne sont ni les plus confortables, ni les plus protectrices. Mais elles restent un excellent choix si vous roulez régulièrement sur route et sur chemins.
Protection des yeux
Le besoin de protection oculaire dépend du casque choisi. Si vous avez un intégral, par exemple, vous n’aurez pas besoin de lunettes puisque le casque a une visière. Avec un demi-casque, en revanche, vous devrez clairement investir dans une protection oculaire de qualité. Et non, vos lunettes de soleil classiques ne font pas office d’alternative.
Pourquoi je déconseille les lunettes de soleil, c’est simple : elles n’offrent aucune protection contre les impacts. De plus, elles ne couvrent pas le contour des yeux, ce qui laisse les particules de poussière contourner les verres et atteindre les yeux. Si vous aimez le style des lunettes classiques, vous pouvez trouver des lunettes de protection qui s’en rapprochent.
Si vous privilégiez la protection maximale, mieux vaut investir dans un masque moto (goggles) plutôt que des lunettes. Le masque protège mieux contre l’intrusion de débris et tient plus fermement sur la tête. En plus, il existe dans de nombreux designs, ce qui permet de l’assortir à votre équipement. Assurez-vous simplement que les écrans/verres sont interchangeables.
Bouchons d’oreilles
Beaucoup de motards oublient la protection auditive lorsqu’ils achètent leur équipement, mais sur autoroute, le bruit du vent ambiant peut dépasser 100 dB : c’est dangereux pour l’audition et franchement pénible. D’où l’intérêt des bouchons d’oreilles moto, qui réduisent fortement le bruit du vent et évitent une surdité temporaire.
À noter : certains bouchons d’oreilles permettent aussi de mieux percevoir des fréquences atténuées et d’entendre plus clairement dans des environnements bruyants. De bons bouchons doivent atténuer les sons nocifs tout en mettant en avant les sons utiles à entendre à haute vitesse. Ils doivent aussi réduire la fatigue sonore liée aux longues sorties.
Les bouchons existent en de nombreux types. Les bouchons jetables sont les plus courants. Ils sont généralement en mousse et très confortables. Ils sont relativement bon marché, mais la qualité varie : choisissez des modèles de qualité et veillez à ce qu’ils s’insèrent correctement dans le conduit auditif.
Il existe aussi des bouchons réutilisables. Leur inconvénient : ils nécessitent un nettoyage et un entretien réguliers pour rester efficaces. Leur durée de vie tourne en général autour d’un an. Ils sont souvent plus chers que les jetables, mais idéaux si cela ne vous dérange pas de les nettoyer régulièrement.
Les bouchons avec cordon, comme leur nom l’indique, sont reliés par un cordon : ils sont donc plus difficiles à perdre. Vous pouvez laisser le cordon autour du cou lorsque vous ne les utilisez pas.
Enfin, il y a les bouchons sur mesure, moulés à votre conduit auditif. Ils sont nettement plus coûteux, mais offrent un excellent confort et une protection auditive très efficace.
Protections genoux/tibias/coudes
Vos genoux et tibias sont des zones à fort impact qui nécessitent aussi une protection. C’est pourquoi il est important d’investir dans des protections genoux/tibias. Il faut comprendre que les protections conçues pour la moto diffèrent, en design et en apparence, de celles d’autres sports (comme le football américain, par exemple) : n’achetez pas n’importe quelles protections au hasard.
Les protections moto ont souvent une construction robuste et sont fabriquées dans des matériaux haute résistance, capables de supporter des chocs. On trouve des protections de genoux suffisamment longues pour couvrir aussi le tibia, ce qui évite d’acheter deux protections distinctes. Leur seul inconvénient : elles peuvent rendre la zone genou/tibia chaude, surtout en été.
En plus des protections, il existe des genouillères (knee pads), plus petites, qui se concentrent sur la stabilisation de la rotule et le maintien du genou dans sa position correcte afin d’éviter un déplacement en cas d’accident (suite à une rupture ligamentaire, par exemple). Les genouillères ne couvrent pas le tibia : si vous les choisissez, il faudra aussi investir dans des protections tibias.
Pensez également aux coudières, car les coudes sont des zones d’impact qui peuvent être gravement blessées en cas d’accident si elles ne sont pas protégées correctement. Le confort est un critère essentiel lors de l’achat de protections et de pads : choisissez des produits respirants, qui n’exercent pas une pression excessive sur la zone couverte.
Conclusion
Voilà, amis motards, l’équipement moto essentiel à posséder pour rouler en sécurité. Je tiens à préciser qu’il existe des combinaisons moto en une ou deux pièces, à envisager si vous ne souhaitez pas acheter un blouson et un pantalon séparément. Certaines de ces combinaisons offrent même une meilleure étanchéité que beaucoup de pantalons et blousons.
De plus, si vous souhaitez renforcer votre tenue pour augmenter votre niveau de protection, pensez à un gilet de protection (armored vest). Et si vous voulez aller encore plus loin, envisagez un système airbag. Assurez-vous simplement que chaque élément s’ajuste correctement avec le reste de votre équipement, afin de ne pas être inconfortablement « comprimé » pendant vos sorties.
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