Rouler par temps de pluie, quelques conseils

Rouler à moto pendant ou après une averse est clairement un dilemme pour beaucoup de motards. Les amateurs d’aventure, eux, y voient l’occasion parfaite de tester leurs capacités et de faire monter l’adrénaline.

Pendant que certains préfèrent laisser la porte du garage se refermer au rythme de la pluie, cet article va vous guider à travers toutes les préparations à effectuer pour être totalement prêt à prendre la route dans ces conditions.

Pluie moto
La pluie un impact négatif sur l’adhérence de la moto !

Préparations du motard

Votre sécurité est l’objectif numéro un ! C’est pourquoi la préparation est essentielle.

Casque

Le rôle d’un casque ne se limite pas à protéger votre tête. Il peut être équipé d’un écran antibuée pour garder une vision claire en continu. De plus, il doit aussi être doté d’un déflecteur de souffle (breath guard) afin de protéger le bas du visage contre la pluie et le vent.

Combinaison imperméable

En temps normal, vous devez rouler avec l’ensemble de votre équipement de protection. Mais lorsqu’il s’agit de rouler sous la pluie, les choses changent un peu. Il ne s’agit pas seulement de vous protéger des chutes et des abrasions, mais aussi du froid mordant.

Être trempé n’aidera en rien à la conduite en sécurité dont on parle ici : une combinaison totalement imperméable est donc indispensable. Ajoutez à cela des gants, des bottes et un tour de cou.

Pensez à essayer ces équipements avant de les acheter : l’épaisseur d’une paire de gants, par exemple, est directement proportionnelle à la chaleur et au confort thermique qu’elle procure. Si les gants sont trop épais, vous risquez de perdre en finesse de commande et de ne pas contrôler votre moto correctement. Même logique pour les tours de cou, qui peuvent vous empêcher de tourner suffisamment la tête pour bien évaluer votre environnement.

Style de conduite

C’est un point crucial à travailler si vous décidez de sortir sous la pluie. Vous devez faire des choix intelligents : accélération et décélération doivent être lentes et progressives pour éviter la perte d’adhérence et la chute.

Détendez votre corps et gardez une prise ferme sur toutes les commandes, sans vous laisser emporter. Par ailleurs, essayez de repérer une « ligne sèche » et de vous y tenir, en évitant autant que possible les marquages au sol et les nids-de-poule.

Vérifier l’environnement

Vous n’êtes jamais seul sur la route. Quand la visibilité diminue, vous devez être responsable de vos actions et vigilant face à celles des autres. À l’approche d’une intersection, sachez que les huiles et résidus qui remontent du revêtement augmentent la glissance : freinez donc plus doucement.

De plus, pensez à vérifier constamment vos rétroviseurs pour repérer les voitures arrivant vite, susceptibles de vous percuter. Enfin, évitez autant que possible de « griller » un feu orange : attendez plutôt sur votre ligne sèche pour limiter les risques d’accident.

Préparations de la moto

Passons maintenant aux préparations de la moto. Vous devez avoir une confiance totale dans les capacités de votre machine et être certain qu’elle peut affronter ce type de météo sans subir de dommages.

Pneus

Si vous n’avez que des pneus slick, mieux vaut éviter de sortir dès le départ : ils ne sont pas adaptés à ce type de trajet. Plus vos pneus offrent de grip, mieux c’est, afin de récupérer une partie de l’adhérence perdue à cause des huiles qui remontent et se mélangent à l’eau de pluie. En outre, des pneus plus étroits traversent les flaques plus facilement que des pneus plus larges.

Pare-brise

Choisissez un pare-brise robuste et d’une hauteur raisonnable, afin de ne pas avoir à vous étirer ou à vous redresser sur la moto pour regarder au-dessus — alors que votre priorité doit rester l’équilibre et la stabilité. Un pare-brise devrait arriver au niveau du nez pour améliorer la visibilité et offrir une protection supplémentaire contre les rafales de vent et la pluie.

Rouler sur sol humide
Par temps de pluie, un motard averti en vaut deux !

Freins

Assurez-vous que vos freins sont parfaitement efficaces et qu’ils disposent de suffisamment de matériau de friction (plaquettes) pour fonctionner de manière régulière. Vous ne voulez pas, dans le meilleur des cas, devoir vous arrêter sur le bas-côté pour tenter de réparer votre moto ; ni, dans le pire des cas, être incapable de vous arrêter et finir par percuter quelque chose ou passer par-dessus.

Conclusion

Pour conclure, nous aimerions rappeler que, sauf si vous êtes un motard professionnel, il vaut mieux éviter de rouler sous la pluie : les accidents peuvent arriver même aux pilotes les plus expérimentés. Inutile de prendre des risques si vous n’êtes pas préparé.

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